Seddouk Ouffella, village de Cheikh Ahaddad

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Mausolée de cheikh Aheddad, l’administrateur démissionne

jeudi 27 mai 2010, par Hamane

Il évoque l’abandon de la structure par l’Etat
 Cela fait presque une année qu’il est ouvert à l’issue d’une manifestation grandiose de rapatriement des ossements de cheikh Aheddad et de son fils Aziz.
 Le mausolée de cheikh Belhaddad à Seddouk Oufella, demeure toujours sans statut et le moins que l’on puisse dire, livré à lui même, selon les aveux arrachés par téléphone à Battache Ali, l’administrateur en charge de la gestion de la structure depuis juillet 2009 qui vient de démissionner.
“Cela fait une année que je suis affecté provisoirement de l’enseignement à la direction de la culture de Bgayet pour gérer le mausolée de cheikh Belhaddad à Seddouk Oufella. Depuis mon installation à ce jour, aucune directive ne m’a été donnée concernant la mission que je devais mener. Pire encore, je n’ai reçu aucun budget pour le bon fonctionnement de la structure et les dons provenant de la “waâda” des particuliers ne suffisaient pas. Quant à moi, Je continue à percevoir mon salaire de l’enseignement d’où on ne m’a même pas convoqué pour la surveillance des examens. Voilà, les raisons et il y en d’autres bien sûr, qui m’ont poussé à démissionner de cette charge pour regagner l’enseignement”,dira notre interlocuteur.
Pourtant depuis que les ossements des deux cheikhs Belhaddad reposent dans ce mausolée, les pèlerins composés de particuliers, de familles ou des délégations, affluaient à Seddouk Oufella, chaque jour que Dieu fait, comme en témoigne l’un des petits-fils de cheikh Aheddad, en l’occurrence si Abdelhamid, qui a construit une maison à proximité de l’ancienne zaouia du cheikh à Lokri, devenue aujourd’hui, une école primaire.“Comme autrefois, il y a plus d’un siècle et demi, mon arrière grand-père recevait les khouans, ici, dans sa zaouia. Je pense avoir rendu la vie à l’endroit en ouvrant aujourd’hui, ma maison aux khouans pour l’hébergement et la restauration”, fera remarquer si Abdelhamid.
En effet, l’Etat, par inadvertance ou sciemment, a oublié de réaliser les structures d’accueil comme un hôtel, café-restaurant qui doivent normalement accompagner la réhabilitation de l’espace de cheikh Aheddad et ce, pour mettre à l’aise les pèlerins venant de loin en leur assurant d’agréables séjours. Quoi qu’il en soit, le mausolée est laissé à l’abandon et la succession à la tête de cette structure est bien ouverte.
L. Beddar

source : LA Dépêche DE KABYLIE du 25 mai 2010