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Alger Séminaire sur la migration

mardi 26 janvier 2010, par Samir IKHENACHE

Le dossier de la migration a été le thème d’un séminaire organisé la semaine dernière par l’institut national d’étude et da la recherche syndicale, en collaboration avec le bureau des activités pour les travailleurs relevant du bureau international du travail BIT-ACTRAV , « compte tenu de la nouvelle donnée, l’Algérie est devenue une plaque migratoire importante, elle est passée de statut d’un pays d’émigration à un pays d’immigration et c’est dans le but de sensibiliser les populations et les pouvoirs publiques que nous avons organisé ce séminaire, l’UGTA doit être à l’avant-garde de ce nouveau phénomène migratoire » dira Sidi Said, secrétaire général de l’UGTA, dans son allocution d’ouverture.

Pendant quatre jours, d’éminents experts ont débattu la question migratoire dans son sens le plus large. La première conférence ayant pour thème ; la question migratoire et l’organisation OIT. « OIT est chargée d’édicter des lois qui protégent les travailleurs dans le monde, notamment la frange migrante, ces instruments juridiques donnent les mêmes droits aux travailleurs autochtones ou étrangers avec ou sans papiers, en outre le conférencier a mis en évidence les effets de la crise mondiale sur les travailleurs migrants qui sont souvent les plus vulnérables » Dira Ouzir consultant et ancien cadre au ministère du travail.
De son coté le Dr Ahmed khalef, responsable du bureau BIT-ACTRAV des pays arabes sis à Genève, insistera dans son intervention sur la nécessité pour l’Algérie de ratifier la convention 143 relative à la protection des migrants « je me demande pourquoi notre pays n’a pas encore ratifié la convention 143 de l’OIT alors qu’il l’a fait pour celle de l’ONU de 1990, beaucoup plus contraignante. La C 143 protége tous les droits des travailleurs migrants c’est la raison pour laquelle les pays de l’Europe sont hésitants à la ratifier ».
 
Dans une autre intervention, il a été dit que le transfert de fond vers l’Algérie est estimé, en 2008, à 3 milliards de dollars une somme beaucoup plus importante que les investissements directs étrangers et les aides au développement et presque deux fois les revenus des exportations algériennes hors hydrocarbures. « Vu l’importance des fonds transférés en Algérie par les émigrés, les banques étrangères se sont déjà installées dans les régions ou le taux d’émigration est le plus fort en Algérie (Alger, Tlemcen, Bordj Bouarraridj, Tizi Ouzou et Bejaia) dans le but de capter cette manne financière contrairement à nos banques locales » Annoncera M.S Musette professeur en sociologie à l’université d’Alger.
 
 
A travers ces conférences les participants ont pris connaissance des problèmes des migrants travailleurs qui exécutent, le plus souvent, les tâches à haut facteur de nuisances contre des salaires de misère, ainsi que les instruments juridiques pour préserver leurs droits. La salle a été abasourdie de constater que le phénomène de « Haraga » a pris des proportions alarmantes dans notre pays.
 
 
Ajouté a cela, l’état algérien est à la traîne par rapport a d’autres pays dans la mise en valeur de sa richesse démographique, il investit des sommes colossales dans la formation des cadres, ingénieurs et médecins à la fin du compte cette richesse humaine se trouve comme mains d’œuvre à faible valeur ajoutée, faisant le bonheur des pays européens. 
« Evidement, notre émigré ne peut être bien accueilli dans les pays du nord sans apprendre à recevoir l’immigré chez nous, car nous présentons le nord Africain » dixit Arezki Mazhoud formateur à L’INERS.
 
 Dans l’attente que nos décideurs prennent conscience de ces changements et décident de mettre en valeur nos richesses, naturelles et démographiques, nos voisins les plus proches sont déjà prêts à faire face à la mondialisation.
La question reste : Qu’adviendra- t -’il de nous après l’épuisement de nos ressources en pétrole ? !.
 
Ikhenache S