Nadir Belhaddad

Un chanteur au talent avéré

Belhaddad nadir, un nom qui fait vibrer les coeurs de milliers de jeunes et de moins jeunes, un nom aux sonorités rugueuses qui enflamment les foules.
Né un certain 30/06/1977 à Seddouk oufella, il a débuté dans la chanson dés son jeune âge et ce n’est qu’en 1997 qu’il a commencé à s’initier à la guitare. Auteur, compositeur et interprète de talent, sa première cassette de 6 chansons, sortie le 27/02/2003 chez les éditions gouraya dont une chanson a été consacrée à son idole, Lounis Ait Menguellat, intitulée « Ithri iguenouane ». Celle-ci a eu un grand retentissement chez le grand public qui a découvert en lui une relève digne de ce nom qui manquait tant pour la région.
Dés sa participation à un gala est annoncée, la nouvelle se propage de bouche à oreille à travers toutes les contrées limitrophes. Le soir venu, c’est la ruée vers le lieu du spectacle, a pied, en, moto ou en voiture. Le trajet en vaut la peine même si on a roulé des kilomètres. C’est ce qui a été constaté lors de la fête organisée par un particulier ce jeudi.
Égalà lui-même, sa montée sur scène se fait souvent avec envoûtement. Habillé d’ un jean et d’ une chemise au col ouvert, la main gauche tenant sa guitare et celle de droite levée pour saluer son public, il attaque aussitôt et l’ explosion de la foule s’ arrête brusquement pour entendre cette voix sublime suivie des fredons de la guitare et de la résonance assourdissante de la derbouka. Une fois ses chansons toutes chantées, il puise dans le riche et varié répertoire de son idole.
Ses fans constitués surtout de jeunes à l’ âge des fleurs et de déferlement des passions restaient suspendus pendant tout le temps de sa production sur scène, sans brancher, l’ oreille attentive pour capter les vers qui expriment simplement et admirablement la souffrance et le désespoir de cette frange juvénile avec qui, il partage le combat pour une Algérie prospère et démocratique.
L’ amour est présent dans l’oeuvre du chanteur avec deux chansons : « ayoul igavghane zhou » et « mazal ayahviv thirga ». Il a chanté aussi la mort dans « netskhilam almouth yetsaouine ». Et enfin, il a consacré deux chansons pour les événements douloureux de la Kabylie dans « lahna » et « ankaval ».

Cet artiste d’ une simplicité exemplaire, a pris une option pour monter plus haut sur le podium, grâce à son sérieux, sa voix bien raffinée et ses paroles bien mesurées.

L.BEDDAR
25/6/2005.

Merci à L. Beddar pour cette révélation qui vient à point nommé, notre région effectivement manque cruellement de jeunes talents susceptibles non seulement de prendre la relève mais aussi propulser la musique kabyle vers le sommet, notre devoir serait de les faire connaître et surtout de les aider. Pour ma part, je vous ferai un portrait détaillé de l’ artiste agrémenté de photos et de quelques extraits de son oeuvre dès mon retour du Bled.

Hamane